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bœty & pæutry

message bc

2017 {12} 22

soulagé

de voir qu'ils n'ont pas brisé
ou détourné ta sensibilité dans leurs tiroirs
aveugles à ta force calme
et tes silences qui n'en finissent pas
d'émouvoir
de laisser la place
et d'ouvrir
cet endroit pour que tu y loges
ton petit corps fragile (comme tu dis je crois)
et puissant de sincérité (comme je le sens je crois)
tes mots tranchants et
le truchement de ton cœur
qui les effraie
qui ne trompe pas
et laisse à voir les pages
d'une humanité (la tienne) bien plus grande
encore que ce corps que cette taille que cet âge
que ces ignorants sous-estiment
ne voient pas ne sentent pas
il faut leur pardonner
ils ne connaissent pas cet univers sensible
et ne savent qu'imiter
maîtriser qu'ils croient
que dalle (je dis)

je voulais juste dire salut mais mon cœur a parlé à ma place

ma mère qui regardait cette émission et qui savait à quelle point la télé me débecte parfois a essayé de me convertir en me disant qu'une jeune fille avait chanté et qu'elle avait pensé à moi (elle, pas la jeune fille), qu'elle (la jeune fille) chantait un peu comme moi.
J'ai regardé écouté et n'ai pas retenu mes larmes.
Une autre émission du coup j'ai regardé avec elle et j'ai été un peu agacé de voir qu'on essayait de t'enlever tes armes, de te faire chanter dans le rang, sans cette singularité qui caractérise ta beauté, je l'ai expliqué à ma mère mais elle n'a pas tout compris. Il faut lui pardonner aussi. Ceux qui ne voient plus leur propre carapace ne voient pas les masques et préfère le contrôle à la vérité belle mais troublante.
Peut-être que je dis de la merde.

J'ai pensé à toi aujourd'hui, va savoir pourquoi (ça va ? tout va bien ?), et après quelques vidéos absorbées (bien calée la chanson dans l'église, couillue la ptite) j'ai décidé d'acheter ton album mal tagué sur ouiouïe petite distribution inc. après avoir vérifié que ce soit produit par un petit label (qui a l'air de faire partie d'un truc pas mal du tout dans ses intentions et ses actions) et j'ai commencé à écouter. Je suis revenu ici (bc) où j'avais fait une étape au milieu des vidéos et me suis dis que j'allais acheter l'EP aussi (l'hippie youpi Félicie je jouis en anglais)
*hum* (bref toussotement gêné),
en pensant à une petite blague de prix libre à huit euros (avortée vu qu'elle doit bien être érodée de toute façon celle là - la blague - et que bon il n'est pas à vendre de toute façon - l'EP).
Pardon quand j'écris j'ai parfois du mal à faire simple, surtout quand je pressens ou sais que le-la lecteur-ice peut recevoir (voir apprécier - scier) cet amas de mots imbriqués ponctués de parenthèses (et de tirets, parfois) sans se perdre (pas de point)

bref je t'aime

(non je rigole, mais un peu quand même j'imagine que tu comprends vu qu'on a l'air d'être fait du même genre de bois)

passe de bonnes fêtes
bisous

(bisous à Kevin)

note .txt (travail en cours)

2016 {01} 28

Vomir des mots

(un roman, enfin le début)

(première page)

À force de bières belges de picons de perroquets de bières blondes de vodka pomme de whisky coca de whisky coca de whisky coca de whisky coca de whisky coca (d'après mes tickets) je finis par être (un peu) saoul et j'oublie l'emplacement de mon vélo. Je t'écris en attendant que ma mémoire revienne (baby baby baby come with me). Ma mémoire revient. Je marche. Je pédale. Je marche. Je dors. Je t'écris. Bonjour.

(deuxième page)

Je voulais appeler ce livre les turpitudes de la mémoire. Mais turpitude c'est un peu hautain. Mince j'ai oublié ce que je voulais dire. C'est un peu gênant pour écrire un livre. ça fait 2 fois que j'écris livre. Trois. Je crois que je m'embarque dans une drôle d'aventure. Avec les mots, la mémoire , les pensées tout ça tout ça et ce qui nous ramène à l'instant. À la béatitude aussi (sinon ça n'aurait pas de sens d'écrire ou d'être dans l'instant plutôt, je crois que c'est ça que je voulais dire, des fois les mots sortent d'eux même mais il faut les corriger). Aux phrases sans verbe. Aux (longues) parenthèses. Aux petites parenthèse. (Faute d'accord). Mise en abîme ? Bim.

Oui je crois que je vais faire des paragraphes.

feuilles

2016 (peut-être avant)

Calin ^

Tout déclencheur de câlin mérite câlin.

(câlin avec les yeux)

Super Câlin 3000

(Libre Calin) ^

Avoir Bon Cœur (dit le boddhisattva)

ABC (dit celui qui écoute et apprend)

Câlin. Super. oui. Oui. oui. Bisous.
Bisous. C^alin. Euh. Bonjour.
Ah. D'accord. Silence. Euh...
Ou. Pas. Peut-être. Non ?
Je. sais. pas. Ah. Pas. plus.
Bave. Bavons. Merde. Tu. Rohhhh.
Ok. Bis. Franchement. Aucune. D'ailleurs.
Je. bugue. Putain. de. mots. de. merci.
Sans. doute. doute. doute. Putain. de. doute.
Ok. Oui.

(ou pas)

extrait du petit carnet jaune

24 janvier 2015 ou 2016 (2014 ?)

irruptions fauves

J'aurais aimé être capable de te dire comme je te trouvais belle.

Déjà dehors.
Même avant, maintenant que je me rappelle.
Je t'ai vu monter l'escalier et j'ai croisé ton regard
(à ce moment je me suis dit que finalement il y avait au moins une fille dans cette soirée qui devait me faire regretter d'avoir goûté de cette sauce à l'ail).
Dehors j'ai rapidement° vu tes mollets (° je devais quand même donner l'impression à mes interlocuteurs que je m'intéressais à ce qu'ils disaient), j'ai remarqué leur galbe, ces courbes qui indiquent un corps souple, ferme et délicat. Un corps dont le contact ne peut être que savoureux.
Finalement quand N est parti(e)* je vous ai rejoint. Simplement. Je me suis permis de le faire et je suis content de l'avoir fait. C'est pas toujours évident pour moi, même si je donne l'impression du contraire (peut-être).

Ton regard de près est troublant.
Plus je te regardais et plus ça me troublait.

Vous parliez de "poubelle diving" je crois à ce moment, et j'acquiescais tout en essayant de gêrer les palpitations et autres effets plus ou moins agréables d'une émotion fraîche fébrilement contenue.

Le froid nous ramène dedans
(je ne sais pas si je tremblais à cause du vent).
Ton visage a soudain eu des airs de sténopé. Ceux des personnes dont le visage est claircemé de tâches de rousseur (comme on dit vulgairement).
d'irruptions fauves ?
C'était très beau. Je me suis étonné qu'une guirlande de LED pouvait fournir de la "lumière noire" mais j'ai vérifié depuis et oui. C'est juste un produit appliqué en surface qui ne laisse passer que les UV, même sur des petites diodes (pléonasme ?)

S et L2 s'embrassent. Changement de paradigme.
Tu avais parlé de ton fils mais pas du père. Tu glisses ton copain dans une phrase (qui sera aussi finalement le père).
Retour au paradigme précédent.
On est de nouveau dehors. Je te trouve de plus en plus belle, cela devient plus difficile à gêrer, une urgence s'installe, un désir fort de te le dire, mais ça ne se fait pas. Ou peut-être que si, mais cela serait mal venu. Et pas respectueux de ton histoire.
Enfin, de son histoire.

Je me retiens de lui dire.
Je la regarde et lui dis en silence, de tout mon cœur.
Comme à un chat qui vient de me gratifier de sa présence délicate, de son plissement d'œil ou d'une caresse appuyée de son poids (léger mais ancré), d'un espace véritablement partagé.

Le reste était architecture, maîtrise d'ouvrage, danse, improvisation, induction de l'autre à son mouvement, en contact ou à distance, tout en discussions, seulement en discussion, en mots, tout en étant physiquement proches ceci dit, presque collés.
J'ai remarqué qu'on se parlait de près, on s'est presque touchés (mis à part cette bise formellement convenable à la fin de cette situation**).

Méditation.
Je t'ai dit méditation quand tu m'as dit que tu posais et que ça te permettait d'être payée à rien faire. Je voulais te dire que tu pouvais poser pour moi, que je voulais bien te payer à ne rien faire. Je n'ai pas osé te le dire. Je ne sais pas non plus si j'aurais osé te dessiner. Je ne dessine plus beaucoup de toute façon donc il me faudrait d'abord m'exercer sur des gens moches. Ou pas spécialement beaux, ou graphiques. Ceci dit des gens graphiquement moches sont quand même beaux (ou l'inverse, mais c'est plus dur à dire) et c'est bien pour le dessin.
Tu es intelligente aussi, sans te la raconter. Tu as du recul, le recul de la jeune maman. Non. Ça devait être là bien avant. J'ai rencontré beaucoup plusieurs quelques (de ces rares) jeunes femmes exceptionnelles ces derniers temps (l'avantage de la ville). Pas une de libre, je veux dire disponible.
C'est un peu éprouvant.
Mais ça me donne quand même de la joie, aussi.

(Il y a des phrases comme ça, qui me bougent, et m'empêchent d'écrire plus)

(Et puis il fait trop froid dans cette chambre pour rester en slip, sans chaussette***)


* le genre de ce protagoniste n'a pas d'importance (il me semble) dans cette histoire
** la rencontre d'une belle inconnue par un tiers connu commun (nu comme, un, ver-itable - pas vraiment, ou alors on parle de mon intériorité, plus du tiers et de sa tier(é)-ité - toc de ne pas pouvoir m'empêcher de faire ce genre de parenthèse qui ne sert à rien et ne sert en rien le propos - peut-être le style oui - tac).
*** Le concept du vide de pluralité m'a souvent perturbé, sans chaussette, sans chaussettes, avec vide, avec vides, là c'est carrément absurde, plusieurs vides. Enfin ça dépend comment on conceptualise le vide (ça aussi c'est absurde, vive le zen !).
**** A bin non, c'est un vide d'astérisque, au temps pour lui.

note on paper + .txt

2014 {03} 27

Incorrigible (2)

I should have explained earlier what it meant to me,
incorrigible.

It is not about disrespect and stubbornness.

I suppose being incorrigible, the way I think it,
is trying not to be consumed by things and systems
not being trapped in other people's machinery,
in your own machinery.
Freedom.

It is also about trying to be yourself,
in a non egotic way of 'yourself',
being a poet towards life,
every little things as poetry.

It's about humanity, sharing humanity.
I'd say when you ache for the world, with the world,
you have to make something out of it,
this is not a choice.

So being incorrigible is allowing yourself to evolve,
not losing the path to get closer to your true self,
to what you are, deeply,
without the chains of fear and hope,
as to be able to share
the incorrigible beauty of it.

email

2014 {02} 13

Stop

Stop. Arrête de lire. Arrête de penser. Fais le ! Tu penses encore. C'est normal, tu lis. Donc arrête de lire. Pause.
Tu dois être assis, sur une chaise probablement. Tu sens ton cul ? Pas l'odeur, je parle de tes fesses écrasées sur la chaise, la sensation d'écrasement. Sens là. Maintenant. Fais le. Pause.
Prends contact avec la sensation de tes fesses écrasées sur la chaise, c'est peut-être un fauteuil et c'est confortable, moelleux, et c'est plutôt ton dos que tu sens. Arrête de lire. Reviens à tes fesses, à ton dos, ça fait mal ? C'est confortable ? Arrête de penser on s'en fout ! Rentre juste en contact avec la sensation, telle qu'elle est. Rien d'autre. Sens tes pieds sur le sol, sens le sol, la température, arrête de penser ! Pause.
Reviens à tes pieds. Ta respiration. Et oui on respire. C'est fou hein ? Je ne vais pas dire respire, tu le fais déjà. Je peux dire arrête. Arrête de respirer. Inspire (con)sciemment. Pardon je t'embrouille avec mes parenthèses et je t'éloigne de ta respiration. Arrête de penser, arrête d'essayer de comprendre ce que je viens de dire, c'est pas ça qui est important. Arrête de lire. Arrête de lire ! Souffle. Respire. Inspire. Expire. Stop. Réveille-toi ! Réel ! Ici. Maintenant.

corner of a sheet of paper

2014 ?

Numb? (not really)

Sometimes my brain stops working properly, a flood of thoughts drains my mind and makes it full and empty at the same time. At least it's what it feels if I try to think anyway. But one day I noticed it was just that my whole conscience was gone somewhere else. Not in the "thoughts area", but fully plugged to my sensations. It actually is, right now. When it happens, I can't have abstract thoughts because my brain goes to the visual, to what I'm earing, to what I feel, it focuses on these despite myself. I thought it was a bad thing in the beginning but I realized it was kind of a surcharge-overload security, not in a bad way. A kind of a *remember-what-you-really-are* thing. You're not a thinking being, before that, you feel. Language gives us the illusion that we are nothing if we don't speak inside ourselves (thinking). But there is something behind, or around it. It is conscience, or mind. Not in a fucking-freud-therapy-my-dad-is-a-horse way. Real conscience. Here and now. The one you are when you shower and feel the water beating your skin, enjoying it, being aware of it. This is what I'm talking about, the goddamn enlightenment in your cup of coffee. This is what you are. You are not your thoughts, you are the here and now. Scary. Mind blowing. You.

note .txt

2013 {10} 21

I want to be me (2)

I want to be me
but there's no me.
Want to be but there's no.
Behind that over-thinking self bullying brain.
Behind those sensitive views on people and things.
Something is hiding
even from myself.
I get a taste of it
a taste of I
but it's soured by fear and idealism.
I'm stuck between possibles and annihilation of ego.
I is stuck between. No I between.
Meditation meditation meditation
Whisky and cigarettes
down my throat
Both make sense
None makes sense
I want to be me
but there's no me.

note .txt

2013 {02} 26

(La poétique de l'aimant.)

La solitude me pèse, pas celle de l'isolement, celle de ne pas me reconnaitre dans mes semblables, celle de ne pas reconnaître dans l'autre ce que je suis.

Je suis sorti acheter un sandwich, un de ceux que l'on peut trouver dans une commune de province qui a perdu au cours des décennies passées le goût du bon produit, littéralement. Contrairement à la ville, ici il faut avoir l'énergie de l'organisation si l'on souhaite se nourrir correctement (pas de quartier bobo). Quand on se laisse dépasser par le poids des choses, on finit par se retrouver soi même dans un commerce qui vend à nourrir un produit confectionné d'aliments d'apparence douteuse. Pas de doute sur le rôle de l'industrie agro-alimentaire dans tout ça.

Je suis donc avec mon sandwich douteux, ce sandwich douteux, ma faim et je regarde plein champs devant-autour de moi. Un large rideau liquide s'écoule en pente et s'engouffre sous un lit de mousse et de tourbillons. Me rappelle l'océan chéri. À gauche, une étendue lisse qui s'étale et glisse avec calme, à droite un bouillon qui s'agite et défie le non miscible. Un truc centenaire accroché au milieu parait insignifiant à ce spectacle communiquant. Un parallèle à l'esprit "pope" en une pensée * : la conscience calme est pleine de la même matière que l'esprit agité des pensées. Un barrage les sépare, cet arbre centenaire en indice du chemin à prendre, à contre courant.

Un café plus loin, sur le rebord d'une fenêtre. Un troupeau de pigeon m'y enlève et m'amène de nouveau à la contemplation. Un mouvement global et quelques virages groupés. Ce n'est pas un troupeau, c'est un ballet. Pause sur un toit, puis la fête continue, à quelques secondes de vol, pour venir exploser plein champs au dessus de ma tête : feu d'artifice à fragmentation. Un ciel vide, bleu ciel, un pigeon seul s'est perdu. Deux autres passent et valsent sans se toucher, beauté divine, du divin de la nature des choses telles qu'elles sont.

J'ai toujours vu le pigeon comme un être disgracieux, il l'est quand il vole seul. Ou quand il mange des frites. Cela ne concerne peut-être que le pigeon des villes, une déviation de l'esprit citadin, comme certains esprits avec les clodos.
Moi je les aime bien les clodos, même si je leur montre pas toujours. Je crois qu'ils ne sont pas tous prêts à le recevoir, cet amour bienveillant. Avec certains c'est plus simple, l'amour glisse de leur regard, il suffit juste d'y répondre en plissant les yeux, un peu comme avec les chats, une forme de complicité démarre.

Je me suis toujours laissé toucher par le vol d'un moineau, peu importe l'espèce qu'on lui a attribué, celui qui virevolte gaiement entre les buissons des parcs citadins. Je dis gaiement car c'est ce que le mouvement inspire, je crois même qu'aucun mouvement n'inspire autant la gaité en son essence que le vol de ce genre de moineau. L'hirondelle elle inspire une forme de liberté et de jeu, un peu comme les dauphins, en plus léger.
Dommage que les pigeons n'aient pas conscience de la notion de muse, ou peut-être que c'est mieux pour eux en fait de ne pas avoir de notion du tout.

Quoi qu'il en soit, leur vol en groupe m'a subjugué, je ne les avais pas encore regardé sous cet angle. Ou alors j'avais oublié, cela arrive que nos pensées nous donnent l'impression d'avoir toujours pensé comme ça, alors que non. Retomber sur des choses écrites m'a souvent surpris sur ce que j'étais, à force de vivre on finit par oublier ce que l'on est, à fortiori ce que l'on pense des pigeons.

Les matins où je regarde par la fenêtre, je remarque leur présence sur le toit de l'église (Ils ne savent pas que Dieu est mort). Ils sont ensembles, je ne pense pas qu'ils s'ennuient, même si ils ne font rien.

* Une pensée surgit, ce spectacle est analogue à ce qui se passe dans la conscience-esprit. Verbe poper, comme une bulle.

---

J'aimerais faire une parenthèse sur cette histoire, une pause bien méritée. Je vous demande à vous, lecteur, de chercher le mot "seul" dans cette page, attendez... le but n'est pas de trouver le mot et de dire j'ai gagné. Ce qui est important, c'est la mise en perspective et le rapport au contexte, le texte autour, à la fois chaque mot et l'ensemble des mots. Une fois l'emplacement du mot identifié, regardez le, et considérer le comme ce qu'il est, un mot, seul au milieu de centaines d'autres qui lui sont différents, pourtant de même nature. La sensation que cela me procure a quelque chose qui fait partie de ce que je ressens quand je fais face à un tableau de Van Gogh. La profondeur, la puissance du détail qui renvoie à l'ensemble qui renvoie au détail.

note .txt

2012 {12} 30

Un soir d'être

lendemain soir
à battre sa coulpe
presque-couple abattu
parménide oublié
être ne pense pas
il est

la veille
la route
les pensées
viennent et disparaissent
le champs est large
et le réel piquant
vérité

un soir d'être*
magnétisme exacerbé
une poignée folle*
un torrent intérieur
inonde la foule
de son silence
partagé

nuit d'ivresse
et et de luxure
suspendu instantané
ici et maintenant
ici et maintenant
à se nourrir
d'essence
brille et meurt
volupté

autre jour
débattre sa coulpe
honteuse misère
morale et alphabète
tu ne connais pas
l'être
mais lui te regarde
et brule
mais lui te regarde
et brule

ici et maintenant.

---

edit : Si vous n'avez rien compris, c'est normal, c'est pas très clair, ça l'est pour moi par contre.
un des protagoniste(s) de cette histoire (oui c'est une histoire) a aussi écrit sur ces instants suspendus*, et bizarrement je suis tombé par hasard sur ce point de vue parallèle ou symétrique, si on veux.

* (connexion entre deux-trois astérisques)

note .txt

2012 {03} 30

amis

Pour amis
ceux
qui n'ont pas
d'ennemis.

email (pas envoyé)

2011 {11} 25

morue (2)

Bon.
Bon bon.
bonbon.
bonBon.
je sens que je me fais emballé,
ou alors je m'emballe et rebondit quelque chose,
ça me va ou pas, chose pas sure du tout.
ça glisse.
on m'invite dans une impasse en carton.
coup de pied ou je mords dans un jean.
j'ai envie de mordre,
et de sentir.
pas envie d'attendre,
puis de partir,
laisser,
un essai, vent en poupe,
carton pâte et compagnie,
je veux du vrai, du tangible.
le papier chiffonné
et les bas de porte ça me connait,
ça me fout par terre et vide.
aspiré, j'inspire des lames de fond
et je crache du sel.
dentelle.
c'est fin, pas gros du gosier,
des nœuds qui durent
de si et de la et du dos
la glace me coule.
je coule de verre de glace de truc,
je bave.
donc non.
non merci, les histoires je dis oui mais je te laisse derrière,
ça me fout par vide et postère.
dors.
ça va toujours mieux après,
et le matin je peux boire, fumé tourbé,
la classe du réveil.
donc non, pas de ça.
juste un bonbon, m'en fous de l'emballage,
ça trompe même l'emballeur,
ça s'appelle auto-persuasion,
juste une douceur, une vérité, une sensation,
pour un gourmet, un jambon.

email

2011 {11} 25

morue

Ouais carrément.
Tu parles d'un canapé qui serait véritablement sur la place clichy,
pour que tu poses tes fesses de petite photographe
pendant que je m'essaie à quelques tricks devant quelques badauds matinaux,
disons que ce serait le matin.
Ou tu parles d'un canapé logé sur le parquet d'un petit appartement tout confort,
pour que je pose mes petites fesses de skateur transpirant(es)
pendant que tu te penches dans ton mini frigo et attrape quelques bières,
disons que se serait l'après-midi.
Ou tu parles d'un canapé clic-clac-clac-clac sur un parquet qui craque,
pour qu'on laisse le dehors et la tête et les fringues de côtés
pendant que le chat se lèche la patte et ronronne en souriant,
disons que se serait le soir.
Ou tu parles peut-être d'un canapé dans un coin près de la fenêtre,
pour que je puisse m'évader les yeux dans le froid des lumières
pendant que l'homme mystère et la belle morue s'envoient en l'air,
je dirai une sale nuit, pas de celle que j'envie.

Ou un matin dans la brume enfoncés dans un canapé sur la plage
ta tête sur mon épaule et tes cheveux qui glissent volent et brulent l'honneur du sable et la cornée des vieux basques qui trainent depuis l'aube,
envie d'aurore.

sms

2011 {07} 30

cheveu coton

Un cheveu dans un nuage n'a pas choisi son couloir,
il baigne dans du coton.

note .txt

2011 {05} 02

flot de pensée, écriture & contemplation (2)

Un jour j'écrirai,
tous les jours.
Une autre issue à ce flot de pensées continu qui ne retourne au chaos que dans ces instants plus ou moins longs qui laissent émerger l'état d'être de la
contemplation.

Face au flot de pensées continu
Le devenir-créateur et le devenir-contemplation

status (feu) ma page facebook

2011 {02} 09

grippé

vieux gars le chien prit dans la rouille,
ratata touille globulus, émane immolation
pulmonaire de rien je vous en prie.
Paix dans le monde gris habla un poquito du rein,
thym ou décoction ou mille gouttes moins une reste.
A boire à boire à boire,
je veux de la soupe et du piment !

status (feu) ma page facebook

2011 {01} 17

tunisie

les (l)armes glissent
des pétales de jasmin
dans la terre rouge
se chiffonnent

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2010 {11} 30

black and blue

one is light and heavy
a movement
lift from the ground
tied in your flesh
don't let it hide
it's your exit
from the room with no switch
the other one is hungry
still angry
loud and silent
a grainy noise expanding
slowly
overwhelming
but still
the movement is there
fighting
soothing
a warm shoveling hand
that lighten your eyes

commentaire sur une page facebook

2010 {06} 01

impression mémoire

maltraitance des personnes âgées. masochisme.
page vierge. gratte. impression noir et blanc et gant latex. cartouche stridente pisse des gouttes sales et souffle qui assèche pour qu'elles ne bavent pas.
un coup sec sur la table les unit. et ta main, délicatement caresse avec satisfaction, cet amas d'arbre mâché, l'empile sur un bord de table et les laisse fusionner, en attendant la fraicheur des suiveuses.

note .txt

2010 {05} 14

divers

Plus on a conscience de ce que l'on est
Moins on est ce que l'on a conscience d'être
Et plus on y regarde et on y fouille.

note .txt

2010 {05} 01

clapote (2)

Ma grand-mère
gros coup de pogne
nuque d'un lapin
(que je nourrissais innocemment à la paille à travers le grillage)
accroché par les pattes arrière
balançoire
(qui me donnait l'impression d'être un oiseau)
quelques saccades lui arrache la peau et découvre ses côtes
bassine de sang clapote
au rythme de nos narines

email

2009 {05} 14

single touch

you
i love
so much
no one
can push
the trigger
with a single
touch as you do
you're the arrow
the target
and the wind
that carries
my love

email

2009 {04} 27

ce matin

c'est bien la peine de se lever tôt pour finir devant mon écran à ne pas réussir à faire autre chose que penser à toi.

tout à l'heure, comme je t'ai dit, je suis resté assis sur mon canapé alors que j'étais prêt à partir.
J'avais une boule au ventre (un peu comme maintenant).
J'ai attendu, respiré calmement, j'ai eu un frisson
qui a duré
puis un acouphène à l'oreille gauche,
qui a duré.
Il a fini par s'estomper puis j'ai commencé à me détendre.
Un sentiment en moi s'est transformé, et la boule s'est changé en chaleur.
Mes mains ont commencé à chauffer et je me sentais comme au milieu d'une flamme.

Dehors, tu es arrivée derrière moi, et bizarrement je le savais.
Je le savais quand je suis sorti et je l'ai vécu quelques secondes avant que tu arrives.
Comme si je me disais : "Tiens, elle arrive."
On a marché.
Et puis j'ai senti une dissonance, je ne sais pas comment le dire autrement,
ça doit être à ce moment qu'on a marché sur des trottoirs différents.
Comme si j'avais reçu un message de toi qui était faux.
Ta présence m'a renvoyé un echo bizarre... comme si tu me mentais.

email

2009 {01} 22

life goes on

je ne sais pas ce que je veux, dans la vie je veux dire.
je dois avoir la même problématique que (machin1) finalement,
tiraillé entre l'envie de construire et l'envie de tout faire voler.
C'est quand je n'ai plus de recul, quand je souffre, que j'essaie de forcer
les choses, de forcer les mots et peut-être me compromettre.
(machin2) a aussi peut-être raison... je fais mon (machin3).
Toi tu as besoin de sécurité et de certitudes.
Je me permets d'avoir un doute sur ce que j'ai pu dire.
Je t'aime. Fort.
Je doute aussi. Doute de moi. Doute de toi.
Tu m'as l'air bien ancrée dans ton nouveau chemin.
Je sais, je ne te connaissais pas avant mais j'ai bien senti la douce pente qui t'as mené à tes choix actuels.
L'impression d'une fleur qui se referme doucement, pour se protéger du monde.
Je ne dis pas ça pour juger. C'est une impression, un sentiment.
Je comprends maintenant tes choix et les respecte.
Tu as sûrement raison.
life goes on.
on s'oublie quelques temps.
j'ai déjà amorcé le mode brise-glace pour revenir du pole nord. je ne peux pas construire sur du doute
donc je fais tout voler.

(the late) myspace message

2009 {01} 01

happy new year

and an happy new year...
that i wish
sprinkled with some sexy boys
(or girls),
some awesome projects,
some falls,
some shitty customers
(probably not),
some drugs alcohol and cigarettes,
some green tea, some sushis,
some marmite (nothing astonishing but i love it),
some screaming, some false notes,
some shivering,
many orgasms, many cunnilingus,
some Charles Mingus and some Chopin,
some coke, some massage, some heartbeat,
some Din font,
some calm
breathing,
some exalted
breathing,
some a, some b, some c,
some plus and minus,
some waves made of air, in your hair, and some surprises,
some fuck,
some places you're connected to, for a day or a minute,
many people,
some beautiful meeting, some beautiful spring, and
as a summer,
the only important thing,
when it's a bird,
without a cage,
a snow flake wriggling on a pine tree,
a smile to a stranger, a wide angle,
a silence between 2 notes coming from wooden hammers on strings,
a shiver, a big calm, a deep state of enjoying what's coming to you, who's coming to you,
a sharing, the sharing,
and as simple as some wind back again through your hair...
some warm, expectation-less, simple and honest
LOVE.

(now you can breath)

(the late) myspace message

2008 {08} 25

in my head

in my head
still in the mud
you're doing acrobatics around the moon
and i'm watching
i'm proud
this is beautiful
i'm still down here
still
you're fast
faster
almost invisible
and it's disturbing
i'm a piece of glass
you're a thousand gems chandelier
a hammer
a blower
a gem which orbits pieces
not too fast
but far away
slowly blinking not to get burnt
but it cuts anyway
and makes even more pieces
reflects
dusts
floating like a dismembered vintage music box
playing its magic
and i ask
and i fall
ending in the mud
in my head

(feu) ma page myspace

2006 {10} 07

enfermer

Ça défile.
Faisons le point.
Soyons conscients.
Soyons curieux.
Respirons.
À un moment ça s'arrêtera.
Devançons les regrets.
N'ayons pas peur des choix.
L'esprit éclaircit les ombres.
Le cœur trace la direction.

Ne vous laissez pas enfermer.